
Savez-vous qu’il existe un monde vertigineux de beauté, de paix et d’amour ? Là, tout près, en nous et hors nous (ce qui est vue de l’esprit car rien en réalité n’est séparé). Ce monde est invisible, d’aucuns prétendent qu’il n’existe pas, faute d’y avoir jamais goûté. Il est la trame de toute existence dans l’univers, il est, tel le souffle qui anime le corps, celui qui anime l’univers. Chaque cellule, chaque particule en sont gorgés « jusqu’à plus soif ».
Merveilleux non ?
Mais alors, pourquoi, ne sommes-nous pas en parfaite et constante béatitude, me rétorquerez-vous ?
Oui, pourquoi ?
Parce que nous sommes dotés d’un mental qui peut le pire comme le meilleur.
Le pire est la souffrance que le contenu mental génère quasi en permanence par la volonté de maintenir, de retenir les instants de jouissance d’être que nous connaissons tous (sauf les «d’aucuns » précédemment cités).
Cette maintenance s’appelle l’ego. Toujours en décalage du présent. Toujours, passé ou futur, sorte de camisole pour ne pas sentir ce qui est là, maintenant. Le Réel.
Mais pourquoi fallait-il qu’il soit là ?
A priori, son existence est justifiée car son rôle est de nous maintenir « confortable » entouré par un plexi grâce auquel toutes les émotions douloureuses de notre enfance (c’est plutôt rare une enfance toute heureuse, non ?), refoulées et mémorisées au tréfonds de notre corps (ce que l’on nomme l’inconscient), sont tenues à distance. Le hic, c’est qu’à vivre ainsi, on ne vit pas vraiment, cela y ressemble mais c’est du « mort en stock ».
Eh bien, si vous vivez ainsi, tout comme bon nombre d’individus sur cette petite planète, considérez que vous en avez quelques avantages (l’ego n’est pas là pour rien).
Car, en primeur, fruit de ma toute fraîche expérience, je vous livre ceci :
Les habitudes de colmatage des émotions refoulées, lorsqu’elles sont titillées, réveillées par un voyage chamanique par exemple ou par un profond travail yogique (plus long et de ce fait plus intégrable peut-être ?), génèrent des forces équivalentes à la force de contrôle pour colmater les brèches. Ces forces, sous forme de visions terrifiantes, vous charcutent en petits tas, vous transpercent et surtout vous conduisent à vos peurs les enfouies. La sensation de mourir est réelle alors qu’en fait, c’est ce cher ego qui résiste. Ne reste plus qu'à s’abandonner, à dire « oui, j’accepte ». Ce n’est pas que agréable et facile, j’en atteste.
MAIS notez ceci…le meilleur donc. Le Jeu en vaut largement la peine. La paix, la beauté, la joie, la liberté et l'amour, ce qui est réellement nous et le monde dans lequel nous baignons, notre mental en jouit. Il jouit de la jouissance. C’est... juteux, goûteux, délicieux, extatique,... Le mot qui vous fera le plus plaisir. Et cumulatif.
Qui est partant(e) ?